Fleur pâle surgissant des prés à la fin de l'été, sans feuilles pour l'accompagner, le colchique d'automne intrigua longtemps les campagnes européennes qui le nommèrent parfois "safran des prés" ou "tue-chien". Les anciens herboristes le rangeaient déjà parmi les plantes à manier avec une extrême circonspection, réservée aux mains savantes plutôt qu'à l'usage domestique.
Le colchique fut historiquement l'une des plantes les plus réputées pour soulager les crises de goutte et les douleurs articulaires, usage qui remonte à l'Antiquité grecque et byzantine.
Les tradipraticiens européens y voyaient un remède contre certaines formes de rhumatismes inflammatoires, toujours administré avec une extrême parcimonie.
Dans certaines traditions rurales, des préparations externes très diluées étaient appliquées sur les articulations enflées, en complément d'une prise interne strictement encadrée.
Plante hautement toxique contenant de la colchicine : la marge entre dose active et dose mortelle est extrêmement faible, y compris pour de petites quantités de feuilles. Usage strictement déconseillé en automédication ; toute utilisation historique rapportée nécessitait un dosage précis réservé aux praticiens formés. Contre-indiqué en cas de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant, et en cas d'insuffisance rénale ou hépatique. Interactions dangereuses connues avec de nombreux médicaments ; ne jamais associer sans avis médical.
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