La coloquinte, surnommée jadis « concombre amer », pousse sur les terres arides du pourpre au désert, du Proche-Orient à l'Inde. Depuis l'Antiquité, ses fruits ronds et amers ont marqué les traditions médicinales méditerranéennes et orientales, où l'on n'en usait qu'avec une extrême parcimonie tant sa force était redoutée. Les anciens herboristes la classaient parmi les purgatifs les plus puissants de leur pharmacopée.
La pulpe ou l'huile infusée de graines était traditionnellement appliquée en frictions sur les articulations douloureuses, notamment dans les usages populaires du Maghreb et du Moyen-Orient.
Réduite en cataplasme ou en onguent, la pulpe de coloquinte servait autrefois à traiter certaines affections de peau tenaces, toujours en usage externe limité.
La pulpe séchée du fruit fut historiquement employée, à dose infime, comme purgatif drastique dans les pharmacopées antiques et arabo-persanes, réservé aux constipations rebelles.
Dans certaines régions rurales, la coloquinte broyée entrait dans des préparations traditionnelles destinées à vermifuger le bétail, usage aujourd'hui tombé en désuétude.
Plante fortement toxique par voie interne : ne jamais consommer sans encadrement d'un professionnel de santé qualifié, les marges entre dose active et dose dangereuse étant extrêmement faibles. Contre-indiquée formellement pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez l'enfant. Usage interne historiquement associé à des cas graves d'irritation digestive sévère et de déshydratation ; à proscrire en automédication. Éviter tout contact prolongé sur peau lésée ou muqueuses sans avis préalable, la pulpe pouvant être irritante.
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