La consoude, vieille compagne des jardins et des lisières humides d'Europe, doit son nom même à sa réputation ancestrale : "consolider", souder les tissus meurtris. Depuis le Moyen Âge, herboristes et paysans l'ont employée en cataplasme pour accompagner la guérison des chocs, entorses et fractures, lui valant le surnom d'"herbe aux coupures" ou de "grande consoude". Sa racine mucilagineuse et ses larges feuilles velues restent aujourd'hui encore associées, dans la mémoire populaire, aux soins du corps meurtri.
La consoude était traditionnellement appliquée en cataplasme sur les entorses, foulures et bleus, pour accompagner le repos et la récupération de la zone meurtrie.
En usage externe uniquement, les feuilles et la racine étaient réputées favoriser l'apparence apaisée des petites plaies superficielles et des peaux irritées.
Son nom populaire de « casse-os » ou « herbe à la coupure » rappelle l'usage ancien en cataplasme lors de fractures, en complément et non en remplacement d'un suivi médical.
Les anciens herboristes utilisaient des compresses de décoction de racine sur les zones douloureuses ou tuméfiées du corps.
Usage externe exclusivement : la consoude contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques potentiellement toxiques pour le foie en cas d'ingestion ou d'application sur peau lésée de façon prolongée. À proscrire en usage interne, ainsi que sur peau non intacte, chez la femme enceinte ou allaitante, et chez le jeune enfant. Ne jamais appliquer sur une plaie ouverte profonde ni sur une fracture non immobilisée par un professionnel de santé. Demander l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste qualifié avant toute utilisation, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia