Discrète parmi les herbes rudérales des plaines nord-américaines, la vergerette rameuse fut longtemps cueillie par les guérisseurs autochtones qui savaient reconnaître, sous son apparence modeste, une plante aux usages multiples. Son nom même, Conyza, évoque les vieilles compositions grecques à base de plantes odorantes utilisées en fumigation. Peu étudiée par la botanique moderne, elle demeure aujourd'hui une plante de tradition orale plus que de littérature savante.
La plante entière séchée était traditionnellement infusée pour apaiser les inconforts digestifs et les ballonnements, selon certaines pratiques amérindiennes des plaines.
Séchée puis brûlée, la plante servait en fumigation pour dégager les voies respiratoires lors de rhumes ou d'états grippaux, dans une logique proche d'autres espèces du genre Conyza utilisées de la même façon ailleurs dans le monde.
On rapporte un usage en cataplasme ou lavage local des feuilles fraîches froissées pour apaiser de petites irritations cutanées.
Comme plusieurs vergerettes, elle a pu être employée en fumigation à visée symbolique de purification de l'espace, davantage qu'à but strictement médicinal.
Usage traditionnel peu documenté scientifiquement : la prudence est de mise et l'avis d'un professionnel de santé reste recommandé avant toute utilisation. Éviter chez la femme enceinte ou allaitante, par manque de données de sécurité. Ne pas utiliser chez le jeune enfant. Certaines espèces du genre Conyza contiennent des composés irritants pour la peau et les muqueuses ; tester sur une petite zone avant usage externe.
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