Dans les blés d'Europe, le coquelicot dresse ses pétales de soie rouge dès les beaux jours. Cousin plus doux du pavot somnifère, il fut longtemps cueilli par les anciens pour apaiser les toux tenaces et favoriser les nuits paisibles. Les herboristes d'autrefois le surnommaient parfois « pavot des champs », signe de sa réputation calmante.
Les pétales séchés étaient infusés le soir pour leur réputation légèrement sédative, aidant à trouver un sommeil plus serein sans l'intensité du pavot à opium.
Le coquelicot était traditionnellement employé en tisane pour apaiser les toux sèches et irritatives, notamment chez les enfants, en raison de sa douceur mucilagineuse.
Utilisé de façon empirique pour calmer les états d'agitation et les petites douleurs liées à la nervosité, sans effet analgésique puissant comparable à ses cousins pavots.
Une décoction de pétales était parfois appliquée en compresse sur les paupières fatiguées ou les peaux irritées, selon la tradition populaire.
Ne pas confondre avec le pavot somnifère (Papaver somniferum), plus riche en alcaloïdes puissants ; le coquelicot en contient de faibles quantités mais la prudence reste de mise. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez le jeune enfant sans avis d'un professionnel de santé. Éviter l'association avec des sédatifs, somnifères ou traitements dépresseurs du système nerveux central. Ne récolter que les pétales bien identifiés, en évitant toute confusion avec d'autres pavots sauvages.
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PubMed, Wikipedia