Le tutu, ainsi que le nommaient les Māori de Nouvelle-Zélande, est un arbuste redouté autant que respecté, dont l'histoire se mêle intimement à celle des terres du Pacifique. Coriaria arborea porte en lui un paradoxe ancien : la baie qui l'entoure peut nourrir quand elle est préparée avec un savoir précis, tandis que ses graines et son feuillage recèlent des poisons puissants. Les anciens en parlaient avec une prudence quasi rituelle, transmise de génération en génération.
Les feuilles pilées de tutu étaient parfois appliquées en usage externe sur certaines affections cutanées mineures, selon des pratiques traditionnelles maories peu documentées dans le détail.
Certains récits ethnobotaniques évoquent un usage traditionnel du feuillage à des fins vétérinaires locales, bien que ces pratiques restent peu formalisées dans les sources écrites.
Le jus extrait des baies mûres, une fois les graines toxiques minutieusement écartées par filtrage, était traditionnellement consommé par les Māori comme boisson ou base de préparations sucrées.
Toute la plante, à l'exception de la pulpe des baies mûres bien filtrée, est considérée comme hautement toxique, notamment les graines et les jeunes pousses. L'ingestion accidentelle peut provoquer des convulsions sévères et représente un danger documenté, y compris pour le bétail. Cette plante ne doit en aucun cas être utilisée sans un accompagnement par un connaisseur expérimenté ou un professionnel de santé. Formellement déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, et en cas de doute sur l'identification botanique.
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