Le Costus afer, roseau élancé des sous-bois humides d'Afrique de l'Ouest et Centrale, occupe depuis des générations une place discrète mais constante dans les pharmacopées villageoises. Sa tige noueuse et ses feuilles gaufrées ont valu à cette plante le surnom de « canne à sucre sauvage » chez certains peuples, qui en mâchaient la moelle fraîche. Les tradipraticiens la considèrent comme une plante de soutien général de l'organisme, notamment lors des saisons fragiles.
La décoction de tige ou de rhizome était traditionnellement bue lors des états fébriles et des refroidissements, pour accompagner l'organisme durant ces épisodes.
Les tiges mâchées ou infusées étaient réputées apaiser les ballonnements et soutenir une digestion jugée paresseuse.
Dans certaines régions, le rhizome était employé par les matrones pour accompagner le travail de l'accouchement, un usage à considérer avec une prudence toute particulière aujourd'hui.
Le jus extrait de la tige fraîche était appliqué localement sur des plaies superficielles ou des piqûres, selon les usages villageois rapportés.
Plante à usage traditionnel encore peu étudiée scientifiquement : la prudence s'impose, en particulier sur le long terme. Déconseillé chez la femme enceinte en dehors d'un accompagnement traditionnel expérimenté, en raison d'usages historiques liés au travail de l'accouchement. Ne pas utiliser chez le jeune enfant sans avis d'un professionnel de santé. Un avis médical est recommandé avant toute utilisation, notamment en cas de traitement en cours, par risque d'interaction non documenté.
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PFAF, PubMed