La cynoglosse, dite aussi "langue de chien" en raison de la forme et de la texture veloutée de ses feuilles, poussait volontiers aux abords des chemins et des vieilles bâtisses européennes. Les anciens herboristes la rangeaient parmi les plantes émollientes, utilisée en cataplasme pour apaiser la peau, tout en la maniant avec une prudence particulière connue de longue date.
La racine et les feuilles étaient traditionnellement employées en cataplasme pour calmer les peaux irritées, les petites plaies ou les inflammations locales, en raison de leur texture mucilagineuse adoucissante.
En usage externe, la racine pilée ou la feuille froissée était appliquée sur les ecchymoses, foulures et gonflements pour en atténuer l'inconfort, selon une pratique populaire ancienne.
Autrefois, une décoction légère de racine était parfois utilisée pour adoucir la gorge et calmer la toux sèche, usage aujourd'hui largement délaissé au profit de plantes mieux documentées et plus sûres.
Dans certaines campagnes, la cynoglosse était appliquée sur les plaies du bétail, d'où son surnom populaire, bien que cet usage relève davantage du folklore rural que d'une pratique bien établie.
La cynoglosse contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques reconnus toxiques pour le foie ; son usage interne est fortement déconseillé et doit être évité sans avis d'un professionnel de santé qualifié. À proscrire totalement chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant, en raison du risque hépatotoxique documenté. L'usage externe prolongé ou sur peau lésée n'est pas anodin : demander conseil à un herboriste ou un médecin avant toute application, notamment de façon répétée. Ne jamais confondre avec d'autres plantes à feuilles similaires ; en cas de doute sur l'identification, s'abstenir de toute utilisation.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia