Le Datura metel, plante aux grandes fleurs en trompette et à la réputation redoutée, accompagne depuis des siècles les traditions médicinales d'Asie et d'Amérique où elle fut tantôt vénérée, tantôt crainte. Les anciens herboristes la maniaient avec une extrême prudence, conscients que la frontière entre remède et poison y est particulièrement étroite.
Dans certaines traditions asiatiques, les feuilles et racines séchées étaient brûlées et leurs fumées inhalées pour soulager les crises d'asthme et les difficultés respiratoires.
La racine, préparée en cataplasme ou en onguent, était traditionnellement appliquée sur les articulations douloureuses et les zones de rhumatismes.
Chez certains peuples d'Amérique du Nord, le Datura tenait une place rituelle importante, utilisé lors de cérémonies initiatiques pour ses effets modifiant la conscience, sous la supervision stricte d'un initié.
En usage externe uniquement, la racine réduite en pâte était parfois appliquée sur des plaies, abcès ou furoncles dans certaines traditions populaires.
Le Datura metel contient des alcaloïdes tropaniques (scopolamine, hyoscyamine, atropine) hautement toxiques : toute ingestion, même en faible quantité, peut provoquer des effets graves (délire, troubles cardiaques, convulsions) et engager la vie. Aucun usage interne ne doit être tenté sans encadrement par un professionnel de santé qualifié ; cette plante est classée parmi les végétaux dangereux dans de nombreux pays. Strictement contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante, les enfants, et en cas de troubles cardiaques, glaucome ou pathologies neurologiques. Ne jamais utiliser en autonomie : toute manipulation, même externe, nécessite le port de gants et une connaissance approfondie de la plante.
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