Arbuste des forêts côtières d'Australie, le Duboisia myoporoides fut connu des peuples aborigènes bien avant que la science occidentale ne s'y intéresse au XIXe siècle pour ses alcaloïdes puissants. Surnommé parfois "corkwood", il occupe une place à part dans les cahiers d'herboristerie, à la frontière entre remède ancien et matière première pharmaceutique moderne.
Les feuilles étaient traditionnellement mâchées par certains peuples aborigènes d'Australie, souvent mêlées à des cendres, dans un usage social et rituel proche de celui du tabac ou du bétel.
Les propriétés de la plante sur la pupille étaient remarquées empiriquement bien avant l'isolement de ses alcaloïdes, qui ont ensuite servi de base à des préparations ophtalmiques.
Dans certaines traditions, la plante était associée à un usage visant à calmer une agitation excessive ou à réduire des sécrétions abondantes, effet aujourd'hui rattaché à ses alcaloïdes anticholinergiques.
Au XXe siècle, des préparations dérivées de la plante furent traditionnellement utilisées en marine pour atténuer les nausées liées au mouvement, un usage popularisé sous forme de timbres transdermiques.
Plante fortement toxique contenant des alcaloïdes tropaniques (hyoscine/scopolamine, hyosciamine) : ne jamais consommer sans encadrement d'un professionnel qualifié. Contre-indiquée en cas de grossesse, d'allaitement, de glaucome, de troubles cardiaques ou urinaires. Risque d'interactions graves avec de nombreux médicaments (anticholinergiques, sédatifs, antidépresseurs). Usage interdit aux enfants ; la marge entre dose active et dose toxique est très étroite.
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