Sur les hauts plateaux arides de l'Amérique du Nord, les peuples autochtones connaissaient cette plante odorante sous le nom d'"epazote" ou de thé mexicain sauvage, cousine proche de l'epazote culinaire. Son parfum puissant, mêlant camphre et agrume, la distinguait dans la pharmacopée traditionnelle comme dans la cuisine des régions désertiques.
Les feuilles séchées étaient parfois infusées en petite quantité pour apaiser les ballonnements et faciliter la digestion après les repas copieux, à la manière d'autres chénopodes aromatiques.
Certaines communautés utilisaient la plante, riche en composés volatils, comme vermifuge traditionnel, un usage partagé avec d'autres espèces du genre Dysphania comme le chénopode vermifuge.
La plante séchée était parfois brûlée ou infusée en fumigation pour dégager les voies respiratoires, son odeur camphrée étant associée à un effet décongestionnant traditionnel.
Froissée et disposée dans les habitations, elle servait traditionnellement à repousser certains insectes, et intervenait aussi dans des usages cérémoniels chez certains groupes autochtones.
Plante à huile essentielle riche en ascaridole, un composé pouvant être toxique à forte dose : un usage prolongé ou concentré est à proscrire sans avis d'un professionnel. Fortement déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son usage traditionnel comme vermifuge et de ses composés actifs. À éviter chez les jeunes enfants et les personnes fragiles du foie ou des reins. Ne jamais consommer l'huile essentielle pure ; se limiter à des préparations douces et occasionnelles, en cas de doute demander conseil à un professionnel de santé.
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