L'éphédra, arbrisseau discret des sables et des rocailles littorales d'Europe, fut de longue date remarqué pour ses tiges vertes et articulées, presque sans feuilles. Les anciens herboristes du pourtour méditerranéen et d'Asie lui prêtaient la vertu de "dégager le souffle" et de raviver l'organisme fatigué, usage qu'elle partage avec ses cousines asiatiques plus célèbres.
Les tiges séchées étaient traditionnellement employées pour accompagner les gênes respiratoires et les voies encombrées, dans une logique de dégagement du souffle propre aux usages anciens.
Certaines traditions populaires attribuaient à l'éphédra un effet tonique et stimulant, utilisé ponctuellement pour lutter contre la fatigue ou l'abattement.
La plante entrait dans des préparations destinées à resserrer et décongestionner les tissus, un usage rapporté notamment pour les muqueuses nasales encombrées.
Dans certaines pharmacopées populaires européennes et asiatiques, l'éphédra figurait parmi les plantes utilisées lors des refroidissements et états fébriles passagers.
Plante contenant des alcaloïdes (éphédrine, pseudoéphédrine) à l'origine d'effets stimulants puissants sur le cœur et le système nerveux : un avis médical préalable est indispensable avant tout usage. Fortement contre-indiquée en cas d'hypertension, de troubles cardiaques, de glaucome, d'hyperthyroïdie, ainsi que pendant la grossesse et l'allaitement. À proscrire chez l'enfant et en cas de traitement médicamenteux en cours, notamment antidépresseurs (IMAO), stimulants ou traitements cardiovasculaires, en raison de risques d'interactions sérieux. La vente et l'usage de cette plante sont réglementés dans plusieurs pays en raison de son potentiel de détournement et de ses risques ; elle ne doit jamais être utilisée sans encadrement d'un professionnel de santé qualifié.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF