Sur les terres arides du centre et du sud de l'Australie, les peuples aborigènes ont depuis longtemps reconnu dans l'Eremophila alternifolia, arbrisseau argenté et odorant, un allié précieux du quotidien. Nommée parfois "Emu bush" par les colons, cette plante du bush occupait une place de choix parmi les remèdes traditionnels transmis de génération en génération.
Les feuilles froissées et inhalées, ou infusées en vapeur, étaient traditionnellement utilisées pour dégager les voies respiratoires lors de rhumes ou d'affections du nez et de la gorge.
Une décoction de feuilles servait en lavage ou en compresse pour apaiser les peaux irritées, les plaies légères et certaines affections cutanées.
Les feuilles, en infusion ou appliquées en compresse chaude, étaient employées traditionnellement pour atténuer les états fébriles et les douleurs corporelles diffuses.
Le feuillage brûlé était utilisé en fumigation, tant pour ses vertus perçues d'assainissement de l'air que dans certaines pratiques cérémonielles aborigènes.
Les Eremophila contiennent des composés (dont des huiles essentielles et des substances aromatiques) dont la composition et la toxicité potentielle restent peu documentées scientifiquement ; un usage interne prolongé ou concentré est déconseillé sans avis d'un professionnel. Éviter tout usage chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, faute de données de sécurité suffisantes. Ne pas utiliser en usage interne sans avoir consulté un herboriste ou un professionnel de santé connaissant bien cette espèce, peu répandue en Europe. Réserver l'usage externe à de petites zones test, certaines huiles volatiles pouvant irriter la peau ou les muqueuses.
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PFAF, Wikipedia