Sur les hautes plaines et les canyons rocailleux de l'Ouest nord-américain, l'Erysimum capitatum dresse ses hampes jaune orangé au printemps. Les nations autochtones, notamment dans les régions désertiques et montagnardes, connaissaient cette crucifère sauvage bien avant les botanistes européens, et lui prêtaient des vertus tant physiques que symboliques. Son nom commun, giroflée d'Amérique ou wallflower, évoque discrètement sa présence familière au bord des sentiers.
Certaines communautés autochtones utilisaient une préparation de la plante entière en gargarisme ou en infusion légère pour apaiser les irritations de la gorge et des voies respiratoires.
À l'instar d'autres Erysimum européens, la plante fut parfois employée en très petites quantités comme tonique cardiaque traditionnel, un usage aujourd'hui réservé à des mains expertes en raison de sa teneur en glycosides cardiotoniques.
En application externe, sous forme de cataplasme, la plante entière écrasée était traditionnellement posée sur des zones cutanées irritées ou légèrement blessées.
Chez plusieurs peuples autochtones de l'Ouest américain, la giroflée sauvage tenait une place dans certaines pratiques rituelles et symboliques, davantage que dans un usage domestique quotidien.
Cette plante contient des glycosides cardiotoniques apparentés à ceux de la digitale ; un usage interne non encadré présente un risque réel pour le rythme cardiaque. Déconseillée en cas de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant, et chez toute personne suivant un traitement cardiaque ou diurétique, en raison d'interactions possibles. Ne jamais improviser un usage interne : consulter impérativement un professionnel de santé ou un herboriste expérimenté avant toute utilisation autre qu'externe et ponctuelle. La confusion avec d'autres espèces de crucifères sauvages est possible ; une identification botanique certaine est indispensable avant toute cueillette.
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PFAF, Wikipedia