Sur les hauteurs battues par les vents de Tasmanie, l'Eucalyptus vernicosa dresse ses feuilles luisantes et coriaces, adaptées aux landes alpines les plus rudes. Moins célèbre que ses cousins géants, ce petit arbuste rampant n'en partage pas moins la réputation aromatique et balsamique propre à la grande famille des eucalyptus, connue de longue date des peuples aborigènes d'Océanie.
Comme d'autres eucalyptus, ses feuilles froissées et leur vapeur balsamique étaient traditionnellement respirées pour soulager les voies respiratoires encombrées.
Les feuilles écrasées ou leur préparation en compresse étaient parfois appliquées localement, selon les usages traditionnels attribués aux eucalyptus à feuillage résineux.
Le feuillage résineux et odorant a pu être brûlé ou infusé dans l'air ambiant, dans une logique traditionnelle d'assainissement des espaces de vie.
Espèce peu documentée scientifiquement : son usage traditionnel spécifique reste beaucoup moins établi que celui d'Eucalyptus globulus ou radiata. Comme de nombreux eucalyptus, elle peut contenir des composés aromatiques puissants (cinéole et apparentés) déconseillés chez la femme enceinte, l'enfant en bas âge et les personnes asthmatiques sans avis médical. Ne jamais ingérer de préparation à base de cette plante sans validation par un professionnel de santé ou un herboriste qualifié, le risque de toxicité par voie orale n'étant pas clairement écarté pour cette espèce précise. L'usage en inhalation ou application cutanée doit rester ponctuel et prudent, en cessant immédiatement en cas d'irritation.
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PFAF, Wikipedia