Native des contreforts arides de l'Atlas marocain, l'euphorbe résinifère est connue depuis l'Antiquité pour son latex épais et brûlant, jadis récolté par les tribus berbères et exporté vers les cours d'Europe sous le nom d'euphorbium. Cette résine, extraite avec précaution, occupait une place à part dans les pharmacopées anciennes, réservée à des usages externes très circonscrits.
Le latex séché, appelé euphorbium, fut historiquement employé en très petite quantité pour cautériser certaines plaies ou verrues, en raison de son pouvoir irritant puissant.
Dans certaines régions du Maghreb, la résine diluée servait traditionnellement à traiter les parasites externes des animaux d'élevage.
Mélangée à des corps gras, la résine entrait dans des onguents traditionnels destinés à provoquer une rougeur locale, considérée comme révulsive.
Décrite par les auteurs antiques puis par les pharmacopées européennes jusqu'au XIXe siècle, la résine figurait comme substance rare et prisée, mais toujours maniée avec une extrême parcimonie.
Le latex frais est extrêmement irritant pour la peau, les muqueuses et particulièrement pour les yeux ; tout contact accidentel nécessite un rinçage immédiat et abondant. Cette plante est toxique par ingestion et ne doit en aucun cas être consommée sous quelque forme que ce soit. Contient des esters de phorbol aux propriétés irritantes et potentiellement promotrices de tumeurs ; son usage traditionnel externe ne doit être envisagé qu'après avis d'un professionnel qualifié. Manipulation réservée à des personnes expérimentées, à tenir absolument hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
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