Silhouette candélabre dressée dans les savanes et les rift d'Afrique de l'Est, Euphorbia candelabrum a longtemps marqué les paysages et les mémoires des communautés locales, plus par sa présence imposante et son latex redouté que par un usage domestique courant. Les Anciens la considéraient davantage comme une plante à manier avec une extrême prudence que comme un remède de tous les jours.
Le latex, appliqué avec grande parcimonie et de façon très localisée, était traditionnellement utilisé dans certaines régions d'Afrique de l'Est pour tenter de faire disparaître verrues ou callosités.
Le latex très irritant a été historiquement employé, dilué ou mélangé, comme poison de pêche ou de chasse, et parfois dans des pratiques rituelles ou de protection des troupeaux.
Plantée en haie dense autour des habitations et des enclos à bétail, cette euphorbe servait traditionnellement de clôture vivante dissuasive grâce à son latex caustique et ses branches épineuses.
De très petites quantités de latex très diluées auraient été employées de façon occasionnelle comme purgatif dans certaines traditions populaires, un usage aujourd'hui largement déconseillé du fait de sa dangerosité.
Le latex blanc est fortement irritant et caustique : il peut provoquer de graves brûlures cutanées et des lésions oculaires sévères, y compris une possible perte de vision temporaire ou durable en cas de contact avec les yeux. L'ingestion, même en petite quantité, est potentiellement toxique et peut provoquer des troubles digestifs graves ; elle est fortement déconseillée sans encadrement par un professionnel qualifié. À proscrire totalement chez la femme enceinte ou allaitante, chez l'enfant, et en cas de doute quant à la manipulation de la plante. La coupe, la taille ou toute manipulation de la plante doivent se faire avec des gants, des lunettes de protection, et en évitant impérativement tout contact avec le visage.
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PFAF, Wikipedia