Sur les rivages caribéens et les terres chaudes d'Amérique centrale, l'écorce amère de l'Exostema caribaeum, parfois nommée "quinquina des Caraïbes", fut longtemps employée par les guérisseurs locaux comme substitut au quinquina véritable. Les cahiers d'herboristerie coloniale en gardent la trace comme remède fébrifuge et tonique amer, transmis de génération en génération dans les régions où poussait cet arbuste.
L'écorce amère était traditionnellement utilisée en décoction pour accompagner les états fébriles, à la manière du quinquina dont elle fut historiquement considérée comme un substitut local.
En raison de sa forte amertume, l'écorce était employée pour stimuler l'appétit et soutenir une digestion paresseuse, selon les usages traditionnels des herboristes antillais.
Certaines traditions populaires rapportent l'usage de l'écorce en cas de désordres digestifs et de fièvres accompagnées de troubles du transit.
Dans certaines régions d'Amérique centrale et des Caraïbes, la plante figure parmi les remèdes populaires historiquement associés aux fièvres périodiques, sans que cet usage n'ait été validé scientifiquement.
Plante peu documentée par la recherche moderne : son usage doit impérativement être encadré par un professionnel de santé ou un herboriste expérimenté. L'écorce amère peut présenter une toxicité à forte dose ou en usage prolongé ; ne jamais dépasser les préparations légères et occasionnelles. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu'aux jeunes enfants, faute de données de sécurité suffisantes. Ne jamais utiliser en substitut d'un traitement antipaludéen ou fébrifuge reconnu ; consulter un médecin en cas de fièvre persistante.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia