Sur les côtes de l'Inde occidentale, le Kokum — fruit du Garcinia indica — a longtemps servi autant les cuisiniers que les guérisseurs de village. Son écorce sombre, séchée au soleil, entrait dans les préparations rafraîchissantes destinées à apaiser les chaleurs de la mousson et les troubles digestifs.
L'écorce séchée était infusée ou ajoutée aux plats pour favoriser une digestion apaisée, notamment après des repas copieux ou épicés.
Le sirop de kokum (« kokum sharbat ») est traditionnellement consommé en climat chaud pour lutter contre les coups de chaleur et la sensation de brûlure interne.
Le beurre extrait de la graine de kokum était appliqué localement pour nourrir les peaux sèches ou gercées, un usage encore courant dans les cosmétiques ayurvédiques.
Dans certaines régions côtières, le kokum entrait dans des préparations destinées aux femmes en post-partum, réputées apaisantes pour le corps.
La consommation excessive d'acide hydroxycitrique (HCA), présent dans l'écorce, est parfois associée à des troubles digestifs ou hépatiques rapportés dans la littérature moderne ; il convient de rester raisonnable dans les quantités. Les compléments concentrés en Garcinia (souvent utilisés hors contexte traditionnel pour la minceur) peuvent interagir avec certains médicaments, notamment ceux du métabolisme lipidique ou glycémique. Il est recommandé de demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage prolongé, en particulier en cas de grossesse, d'allaitement ou de traitement médicamenteux en cours. Le beurre de kokum en usage cutané doit être testé sur une petite zone pour écarter toute sensibilité individuelle.
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PFAF, Wikipedia