Petit arbuste rampant des sous-bois d'Amérique du Nord, la Gaulthérie couchée était connue des peuples autochtones bien avant l'arrivée des colons, qui en firent à leur tour un remède de la pharmacopée populaire. Ses feuilles froissées libèrent une odeur mentholée caractéristique, celle-là même qui donna longtemps son parfum au « thé des bois ».
L'huile essentielle et les préparations de feuilles étaient traditionnellement appliquées en frictions sur les muscles endoloris et les articulations raides, notamment après un effort.
Les feuilles séchées étaient parfois infusées comme boisson digestive et tonique, à la manière d'un thé des bois consommé par les trappeurs et voyageurs.
La plante entrait dans certaines préparations traditionnelles destinées à accompagner les états grippaux et les refroidissements saisonniers.
En usage externe, feuilles et racine servaient à la confection de compresses ou de baumes destinés à apaiser localement la peau après un effort ou un coup.
La plante contient naturellement du salicylate de méthyle, proche de l'aspirine : usage déconseillé aux personnes allergiques aux salicylés, sous anticoagulants, ou souffrant de troubles de la coagulation. L'huile essentielle est fortement dosée en salicylate de méthyle et peut être toxique à dose minime, notamment chez l'enfant : elle ne doit jamais être ingérée pure et son usage cutané doit rester très diluée et ponctuel. Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, en l'absence de données de sécurité suffisantes. Demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage prolongé, en particulier en cas de traitement médicamenteux en cours.
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