Le Jasmin de Caroline, liane odorante des sous-bois du sud-est de l'Amérique du Nord, fascina très tôt les botanistes par la beauté de ses fleurs jaunes autant que par sa dangerosité. Les guérisseurs amérindiens puis les médecins éclectiques du XIXe siècle en firent un remède redouté, réservé aux mains expérimentées. Aujourd'hui, le Gelsemium appartient surtout à l'histoire de la pharmacopée et à la matière médicale homéopathique.
La tradition médicale éclectique américaine attribuait au Gelsemium une action apaisante sur les états d'agitation nerveuse et d'appréhension, en usage très mesuré.
La racine était traditionnellement employée en Amérique du Nord contre les états fébriles accompagnés de courbatures, ainsi que contre certaines névralgies faciales.
Les praticiens du XIXe siècle y recouraient parfois dans les toux spasmodiques et les affections grippales, toujours à dose infinitésimale.
Le Gelsemium est aujourd'hui surtout connu comme souche homéopathique utilisée traditionnellement pour le trac et l'anxiété anticipatoire.
Plante toxique à haut risque : toutes les parties, notamment la racine, contiennent des alcaloïdes (gelsémine) pouvant provoquer des troubles neurologiques et respiratoires graves, y compris à faible quantité. Usage brut totalement déconseillé sans encadrement d'un professionnel qualifié ; ne jamais préparer soi-même une décoction ou teinture à partir de la plante fraîche. Contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante, les enfants, et en cas de troubles cardiaques ou respiratoires préexistants. Ne pas associer à des sédatifs, dépresseurs du système nerveux ou autres plantes à alcaloïdes sans avis médical, en raison de risques d'interactions sévères.
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