Dans les hauteurs arides de la cordillère andine, là où l'air se raréfie, croît la Gentianella nitida, humble fleur de la puna que les guérisseurs des hauts plateaux considéraient depuis longtemps comme un remède du froid et des altitudes. Son amertume caractéristique, signature des gentianes, l'a inscrite dans les usages traditionnels des populations andines comme tonique et digestif.
La plante entière, très amère, était utilisée en infusion pour stimuler l'appétit et faciliter la digestion, selon les usages traditionnels des herboristes andins.
On prêtait à cette gentiane des propriétés toniques et fortifiantes, notamment pour aider le corps à s'adapter aux rigueurs de la vie en altitude.
La décoction de racine était traditionnellement employée pour accompagner les états fébriles et les refroidissements, selon la pharmacopée populaire des régions andines.
Certaines traditions locales rapportent un usage de cette plante en lien avec les troubles menstruels, un usage qui reste toutefois peu documenté et à considérer avec prudence.
Usage traditionnel peu documenté dans la littérature scientifique occidentale : la prudence et l'avis d'un professionnel de santé sont recommandés avant toute utilisation. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante, en raison d'usages traditionnels évoquant un possible effet sur les cycles féminins. Les plantes très amères de la famille des gentianacées peuvent, à forte dose, provoquer des troubles digestifs ou des maux de tête. Ne pas utiliser chez l'enfant sans avis médical, faute de données suffisantes sur cette espèce précise.
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PFAF, Wikipedia