Sur les plaines arides de l'Amérique du Nord, la Grindelia dresse ses fleurs jaunes résineuses au cœur de l'été. Les tribus des Grandes Plaines, notamment les Sioux et les Cheyennes, en connaissaient bien les vertus, transmises ensuite aux colons et pionniers. Cette plante résistante à la sécheresse fut longtemps un remède de terrain pour les affections cutanées et respiratoires.
La résine des fleurs était traditionnellement appliquée sur les éruptions cutanées, notamment celles causées par le contact avec l'herbe à puce (sumac vénéneux). On lui prêtait des vertus apaisantes sur les peaux irritées et suintantes.
Utilisée en infusion par les guérisseurs amérindiens puis par les médecins éclectiques du XIXe siècle, la Grindelia accompagnait traditionnellement les épisodes de toux et d'encombrement bronchique.
Les fleurs infusées servaient aussi en compresses pour calmer les piqûres d'insectes et les petites brûlures superficielles.
Plus rarement, une décoction légère était employée comme amer traditionnel pour soutenir la digestion, un usage moins documenté que les précédents.
Plante contenant des composés résineux et des traces de sélénium absorbées du sol : un usage prolongé ou à dose élevée est déconseillé. Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes. Peut interagir avec certains traitements cardiaques ou diurétiques ; demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage interne. Réservée à l'usage externe ponctuel ou à un usage interne encadré par un herboriste ou un médecin qualifié.
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PFAF, PubMed, Wikipedia