Sous les frondaisons d'Amérique du Sud, l'arbre que l'on nomme Ipê jaune ou Pau d'Arco déploie chaque année une floraison éclatante qui annonce la saison sèche. Son écorce interne, amère et fibreuse, est depuis des générations récoltée par les peuples de la forêt tropicale et employée dans les pharmacopées populaires du Brésil et des pays voisins. Le vieil herboristier la conservait précieusement, sachant sa préparation longue et son usage à manier avec discernement.
L'écorce interne du Pau d'Arco était traditionnellement consommée en décoction comme fortifiant général, notamment lors des saisons fraîches ou des périodes de fatigue.
Son amertume prononcée en faisait un remède populaire pour accompagner les digestions difficiles, à la manière des grandes plantes amères traditionnelles.
Des décoctions ou compresses d'écorce étaient appliquées localement sur la peau dans certaines traditions populaires sud-américaines, pour des désagréments cutanés superficiels.
Dans les pharmacopées populaires brésiliennes, la décoction d'écorce interne était bue pour accompagner les douleurs articulaires et les états inflammatoires ressentis au quotidien.
Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, en raison de composés actifs (dont le lapachol) aux effets non établis dans ce contexte. Ne convient pas à un usage prolongé sans avis d'un professionnel de santé, des cas de troubles digestifs et sanguins ayant été rapportés à forte dose. Interactions possibles avec les traitements anticoagulants ou antiplaquettaires ; demander un avis médical en cas de traitement en cours. À éviter chez l'enfant et en cas de troubles de la coagulation, l'écorce contenant des naphtoquinones actives à surveiller.
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