La jusquiame noire, autrefois surnommée « herbe aux engourdissements », accompagne les traditions herboristiques européennes depuis l'Antiquité, où on la retrouve mentionnée par Dioscoride et les apothicaires du Moyen Âge. Plante à la réputation trouble, mi-remède mi-poison, elle fut longtemps réservée aux mains expertes des guérisseurs et des pharmaciens. Aujourd'hui, elle appartient surtout à l'histoire de la pharmacopée plutôt qu'à l'usage domestique.
Les anciens textes rapportent l'usage de la jusquiame pour calmer les crampes et spasmes digestifs, en raison de ses propriétés antispasmodiques reconnues par la médecine traditionnelle.
Utilisée en application externe, la plante était employée pour apaiser les douleurs articulaires et névralgiques, notamment sous forme d'onguents ou de cataplasmes.
La jusquiame figurait parmi les plantes dites « soporifiques » du Moyen Âge, utilisées avec d'autres solanacées pour favoriser le sommeil ou l'anesthésie avant les interventions chirurgicales rudimentaires.
Les feuilles séchées étaient parfois fumées ou utilisées en fumigation pour soulager les affections respiratoires spasmodiques, une pratique aujourd'hui abandonnée en raison des risques.
Plante fortement toxique contenant des alcaloïdes tropaniques (hyoscyamine, scopolamine) ; ne jamais consommer sans encadrement d'un professionnel qualifié. Formellement contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez les enfants. Risque d'interactions graves avec de nombreux médicaments, notamment ceux à visée cardiaque, psychiatrique ou anticholinergique. Usage réglementé : la jusquiame noire est classée parmi les plantes vénéneuses et sa vente est encadrée en France.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia