Le long des rivages et forêts côtières du sud-est de l'Amérique du Nord croît le Yaupon, houx au nom latin trompeur — vomitoria — hérité d'un usage cérémoniel ancien mal compris par les premiers observateurs européens. Les peuples autochtones du sud-est américain, notamment les nations creek, timucua et cherokee, en préparaient un breuvage noir et puissant appelé « black drink », consommé lors de rassemblements et de purifications rituelles. Seule plante caféinée native du continent nord-américain, elle occupe une place singulière dans les traditions végétales de ce territoire.
Les feuilles torréfiées étaient infusées pour obtenir une boisson caféinée, consommée pour soutenir l'éveil et l'endurance lors de longues cérémonies ou déplacements.
Préparé en grande quantité et bu collectivement lors de conseils ou de cérémonies, ce breuvage noir était associé à une purification physique et spirituelle chez plusieurs peuples du sud-est.
Consommé en grande quantité, le breuvage provoquait traditionnellement des vomissements ritualisés, considérés comme un moyen de nettoyage du corps — usage à l'origine du nom botanique de la plante.
En dehors des cérémonies, une préparation plus légère de yaupon torréfié servait de boisson quotidienne partagée, à la manière d'un thé ou d'un café.
Riche en caféine : à éviter en cas de sensibilité aux stimulants, de troubles cardiaques, d'anxiété ou d'insomnie, et à limiter chez la femme enceinte ou allaitante. Les préparations concentrées ou en grande quantité peuvent provoquer nausées et vomissements, un effet historiquement recherché mais qui ne doit pas être reproduit sans encadrement. Interactions possibles avec des médicaments stimulants ou affectant le rythme cardiaque : demander conseil à un professionnel de santé. Ne pas confondre avec d'autres houx ornementaux dont les baies sont toxiques ; seules les feuilles de Ilex vomitoria sont traditionnellement utilisées.
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PFAF, Wikipedia