Discret iris des hautes vallées himalayennes, Iris goniocarpa croît dans les prairies rocailleuses et les alpages du Népal, du Bhoutan et des régions voisines de l'Himalaya. Les traditions populaires locales lui ont accordé une place modeste, souvent liée aux usages plus larges attribués aux rhizomes d'iris en médecine populaire asiatique. Ses usages restent toutefois peu documentés dans la littérature ethnobotanique accessible, ce qui invite à une lecture prudente de sa fiche.
Comme d'autres rhizomes d'iris d'Asie, celui d'Iris goniocarpa aurait été employé localement, à petites doses, pour soulager des lourdeurs digestives. Cet usage n'est rapporté que de façon fragmentaire dans les sources ethnobotaniques régionales.
Le rhizome pilé aurait parfois servi en application externe sur des irritations cutanées mineures, selon des pratiques villageoises transmises oralement dans certaines vallées himalayennes.
Certaines communautés de montagne auraient utilisé une préparation à base de rhizome en cataplasme pour apaiser des douleurs articulaires ou musculaires, un usage partagé avec plusieurs espèces d'iris sauvages de la région.
Les rhizomes d'iris contiennent des composés pouvant irriter les muqueuses et provoquer des troubles digestifs en cas d'usage interne mal maîtrisé ; l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté est indispensable avant toute utilisation. Usage déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, par manque de données de sécurité. Ne pas confondre avec d'autres espèces d'iris, certaines toxiques, la reconnaissance botanique précise étant essentielle avant toute cueillette. En raison de la faible documentation disponible sur cette espèce précise, il est recommandé de privilégier des espèces d'iris mieux étudiées pour un usage traditionnel encadré.
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