Sur les hauts contreforts de l'Himalaya, entre les rocailles et les alpages du Kumaon, l'Iris kemaonensis dresse ses fleurs violacées dès la fonte des neiges. Les guérisseurs traditionnels des vallées himalayennes lui prêtaient des vertus pour soulager les maux du ventre et faciliter les fonctions internes, transmettant cet usage de génération en génération. Peu connue en Occident, cette petite iris reste avant tout une plante de tradition locale, documentée de façon fragmentaire.
Le rhizome séché était traditionnellement employé dans certaines pharmacopées himalayennes pour apaiser les inconforts digestifs et favoriser une digestion plus légère.
Dans la médecine populaire de la région du Kumaon, la plante était parfois utilisée pour favoriser l'élimination urinaire et soutenir les voies rénales.
On rapporte un usage local en cas de toux et d'encombrement, la plante étant considérée comme adoucissante pour la gorge et les bronches.
Certaines sources ethnobotaniques mentionnent son emploi contre les douleurs d'estomac au sein des communautés montagnardes.
Le genre Iris contient des composés (irisines, résines) pouvant irriter les muqueuses digestives ou provoquer des troubles gastro-intestinaux à dose élevée : ne pas dépasser un usage ponctuel et modéré. Usage documenté de façon très limitée en dehors de la tradition orale locale : la prudence impose de consulter un professionnel de santé avant tout emploi interne. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, par manque de données de sécurité. Ne pas confondre avec d'autres espèces d'Iris à usage ornemental, dont certaines parties (notamment le rhizome frais) sont réputées irritantes voire toxiques.
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