Sur les hauts plateaux et prairies humides de l'Ouest nord-américain, l'Iris missouriensis dresse ses fleurs bleu-violet dès le printemps venu. Les peuples autochtones des Grandes Plaines et du Bassin intérieur connaissaient de longue date la puissance de sa racine, réservée à un usage prudent et mesuré. Cet iris sauvage figure parmi les plantes dont la tradition orale a transmis autant les vertus que les dangers.
La racine séchée était employée en très petite quantité par certaines nations amérindiennes comme purgatif énergique, réservé aux adultes et administré avec grande parcimonie.
Un cataplasme ou une décoction diluée de racine pilée était traditionnellement appliqué sur les blessures, morsures d'insectes ou infections cutanées pour ses propriétés nettoyantes rapportées.
Un petit morceau de racine fraîche était parfois mâché ou appliqué localement pour apaiser les douleurs dentaires, usage attesté chez plusieurs peuples des Plaines.
Certaines tribus utilisaient une préparation très diluée de racine pour soulager les toux persistantes, toujours en dosage minime en raison de la toxicité de la plante.
Racine toxique à dose élevée : peut provoquer vomissements, diarrhées sévères et troubles digestifs importants ; ne jamais dépasser les quantités infimes rapportées par la tradition. Usage interne fortement déconseillé sans l'avis d'un professionnel de santé formé aux plantes médicinales. À proscrire chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez les enfants. Ne pas confondre avec d'autres espèces d'iris ornementaux, également toxiques ; la récolte sauvage exige une identification certaine.
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PFAF, Wikipedia