Parmi les rocailles et les pelouses sèches d'Europe méridionale, l'Iris suaveolens dresse ses fleurs mauves aux reflets veloutés dès le printemps. Moins célèbre que ses cousins l'iris de Florence ou l'iris germanique, il partage néanmoins avec eux une place discrète dans les usages populaires des régions où il croît. Les anciens herboristes méditerranéens en connaissaient surtout le rhizome, qu'ils traitaient avec la même prudence réservée à la famille des iris.
Le rhizome longuement séché était parfois employé en petites quantités, à la manière de l'iris de Florence, pour apaiser les toux tenaces et les catarrhes des voies respiratoires.
En cataplasme ou en lotion diluée, le rhizome préparé servait traditionnellement à calmer certaines irritations cutanées légères, selon des usages locaux peu documentés par écrit.
Comme d'autres iris à racine parfumée, le rhizome séché et réduit en poudre entrait dans la composition de sachets pour parfumer et protéger le linge dans les armoires.
Dans certaines régions méditerranéennes, on rapporte un usage occasionnel du rhizome en très faible dose comme amer digestif, usage resté marginal et peu formalisé.
Le rhizome frais est réputé irritant pour les muqueuses et le tube digestif ; seul le rhizome bien séché et vieilli était traditionnellement utilisé, et en très petite quantité. Usage interne à éviter chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, en l'absence de données de sécurité suffisantes. Ne pas confondre avec d'autres espèces d'iris sauvages, certaines étant considérées comme toxiques ; une identification botanique certaine est indispensable avant toute récolte. L'usage traditionnel de cette espèce précise étant peu documenté par la littérature, il est recommandé de consulter un professionnel de santé ou un herboriste qualifié avant tout emploi, interne ou externe prolongé.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF