Originaire des forêts et collines d'Inde, la liane d'argent grimpe volontiers le long des arbres, déployant de larges feuilles au revers argenté qui lui valent son nom. Ses graines, connues dans certaines traditions ayurvédiques sous le nom de vidhara, ont occupé une place particulière parmi les substances végétales considérées comme puissantes et à manier avec grand discernement. Cette fiche se limite à rapporter ce que l'histoire et l'ethnobotanique ont documenté à son sujet, sans en faire l'éloge.
Dans la pharmacopée ayurvédique, les graines de vidhara étaient parfois classées parmi les substances dites rasayana, réputées soutenir la vitalité générale sur le long terme.
Certaines traditions populaires d'Inde ont rapporté un usage occasionnel des graines lors de pratiques cherchant à modifier l'état de conscience, en raison de composés apparentés à ceux d'autres convolvulacées psychoactives.
On trouve, dans quelques écrits ethnobotaniques, la mention d'un usage traditionnel pour apaiser une nervosité passagère, toujours à très faible dose et de façon ponctuelle.
La plante, feuilles ou graines broyées, aurait été employée localement en préparation externe dans certaines régions, notamment sur des irritations cutanées mineures.
Les graines contiennent des alcaloïdes de type ergoline, apparentés à ceux du LSA, dont les effets sur l'organisme sont puissants, imprévisibles et peuvent inclure nausées, vertiges, confusion ou troubles cardiovasculaires. Plante formellement déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants, et à toute personne suivant un traitement médicamenteux (notamment psychiatrique ou cardiovasculaire). Le statut légal de cette plante varie selon les pays ; il convient de se renseigner sur la réglementation en vigueur avant toute détention ou usage. Un usage traditionnel rapporté ne constitue en aucun cas une garantie d'innocuité : toute utilisation de cette plante doit être précédée d'un avis auprès d'un professionnel de santé qualifié.
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PFAF, Wikipedia