Sous le soleil de la Saint-Jean, le millepertuis dresse ses fleurs d'or dans les prairies et les talus d'Europe. Surnommé « chasse-diable » par les anciens, il fut longtemps porté en bouquet ou en amulette pour écarter les mauvais esprits et les idées noires. Ses sommités fleuries, cueillies au cœur de l'été, sont depuis des siècles au centre des usages traditionnels de cette plante.
L'huile rouge obtenue par macération des fleurs était appliquée sur les petites plaies, brûlures superficielles et coups de soleil pour apaiser la peau, selon un usage populaire très ancien en Europe.
La sommité fleurie était traditionnellement préparée en infusion pour accompagner les périodes de morosité passagère et favoriser un sommeil plus paisible.
On rapporte un usage populaire de l'infusion de millepertuis pour apaiser les inconforts digestifs mineurs, notamment après les repas.
Cueilli traditionnellement autour du 24 juin, le millepertuis était accroché aux portes et fenêtres pour éloigner les mauvais esprits, selon les croyances populaires européennes.
Le millepertuis est connu pour interagir avec de nombreux médicaments (contraceptifs oraux, anticoagulants, antidépresseurs, immunosuppresseurs, etc.) en réduisant leur efficacité : un avis médical ou pharmaceutique est indispensable avant toute utilisation interne. La plante peut provoquer une photosensibilisation de la peau ; il est recommandé d'éviter une exposition solaire prolongée après application ou prise de millepertuis. Usage interne déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant, sans avis d'un professionnel de santé. Ne pas associer à un traitement médicamenteux en cours sans en parler préalablement à un médecin ou un pharmacien.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
Wikipedia