Dans les jardins secs et les talus caillouteux d'Europe, la molène faux phlomis dresse sa haute silhouette veloutée dès l'été venu. Les anciens herboristes recueillaient ses fleurs jaunes une à une, tôt le matin, pour en faire l'un des remèdes les plus doux et les plus anciens des voies respiratoires. Son usage traverse les siècles sous le nom familier de "bouillon blanc", tant sa proximité avec la molène commune en a fait une plante presque interchangeable dans la tradition populaire.
La fleur de molène était traditionnellement infusée pour apaiser les gorges irritées et accompagner les toux sèches, en raison de sa richesse en mucilages. Elle figurait dans les tisanes pectorales des campagnes européennes bien avant l'usage des sirops industriels.
Prise en tisane le soir, la fleur était réputée favoriser un sommeil paisible chez les personnes sujettes aux toux nocturnes gênantes.
En cataplasme ou en huile infusée, les fleurs et parfois les feuilles étaient appliquées sur les peaux irritées, gerçures et petites inflammations locales.
L'huile de fleurs de molène tiède, versée en légère quantité dans le conduit auditif externe, était un remède populaire pour apaiser les inconforts d'oreille, une pratique très répandue dans les campagnes d'Europe centrale.
Toujours filtrer soigneusement l'infusion à travers un tissu fin ou un filtre à café, car les poils fins des fleurs et feuilles peuvent irriter la gorge s'ils sont ingérés. Ne jamais utiliser en cas de tympan perforé ou d'écoulement de l'oreille sans avis médical préalable. Déconseillé de remplacer un avis médical en cas de toux persistante, de fièvre ou de symptômes respiratoires qui s'aggravent. Par précaution, éviter l'usage prolongé ou à haute dose chez la femme enceinte ou allaitante, et chez le jeune enfant, sans consulter un professionnel de santé.
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