Autrefois compagne indésirable des champs de céréales, la Nielle des blés se reconnaît à ses fleurs pourpres solitaires dressées au-dessus des épis. Les anciens herboristes la connaissaient moins comme remède que comme plante à surveiller, tant sa présence dans le grain pouvait poser problème. Son histoire est ainsi davantage celle d'une plante redoutée que d'une plante employée pour se soigner.
Dans certaines campagnes européennes, les graines broyées ont pu être employées en usage externe sur des affections cutanées, bien que cette pratique soit peu documentée et largement abandonnée.
Les textes anciens de matière médicale mentionnent un usage populaire des graines comme vermifuge, mais toujours avec la mention d'une grande toxicité rendant la pratique risquée.
La Nielle était surtout connue des paysans comme une adventice des cultures céréalières, dont la présence dans le grain de blé était redoutée pour la santé plutôt que recherchée pour un bienfait.
Toute la plante, et particulièrement les graines, contient de la githagine et de l'agrostemmine, saponines toxiques pouvant provoquer des troubles digestifs et nerveux graves. Usage interne fortement déconseillé sans encadrement d'un professionnel de santé qualifié en toxicologie végétale. Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante et chez l'enfant, en raison de sa toxicité avérée. Ne jamais confondre les graines de Nielle avec celles de céréales lors de récoltes ou de mélanges de semences anciennes.
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