Le noyer commun accompagne les paysages européens depuis l'Antiquité, aussi précieux pour son bois et ses fruits que pour ses feuilles, longtemps recueillies par les herboristes de campagne. Dans les cahiers anciens, on retrouve la feuille de noyer citée pour ses usages sur la peau et le confort digestif, tandis que le brou et la coque servaient à d'autres préparations domestiques.
La feuille de noyer était traditionnellement employée en lotion ou en bain pour apaiser les peaux à tendance grasse ou sujettes aux petites irritations.
Une infusion de feuilles était parfois prise après les repas dans la tradition populaire, pour accompagner une digestion perçue comme lourde.
La décoction de feuilles de noyer était utilisée en rinçage capillaire, réputée donner des reflets aux cheveux bruns et assainir le cuir chevelu.
Certains herbiers anciens mentionnent la feuille de noyer dans des préparations destinées à accompagner les cycles féminins, un usage resté empirique et peu documenté.
Le brou de noix et l'écorce contiennent des composés (juglone, tanins concentrés) pouvant irriter la peau ou les muqueuses en usage prolongé ou concentré. Un usage interne prolongé des préparations à base de feuille ou de brou n'est pas recommandé sans avis d'un professionnel de santé. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante et chez le jeune enfant, par manque de données de sécurité suffisantes. En cas de traitement médicamenteux en cours, demander l'avis d'un pharmacien ou d'un médecin avant toute utilisation régulière.
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PFAF, Wikipedia