Le Phormium tenax, appelé aussi lin de Nouvelle-Zélande, fut pour les Maoris bien plus qu'une simple plante : de ses longues feuilles fibreuses naquirent cordages, vêtements, filets et paniers, socle de toute une culture matérielle. Les Anciens lui reconnaissaient également certaines vertus curatives, transmises oralement de génération en génération au sein des traditions rongoā.
Le gel ou le suc extrait de la base des feuilles était traditionnellement appliqué sur les plaies, brûlures légères et abcès pour favoriser l'apaisement de la peau.
Des cataplasmes de feuilles chauffées étaient posés sur les articulations douloureuses ou les zones enflées dans certaines pratiques traditionnelles maories.
Le suc de la plante, très amer, était parfois employé à très faible dose comme purgatif traditionnel, un usage aujourd'hui considéré comme délicat et peu documenté avec précision.
Les fibres tressées servaient aussi à confectionner des bandages et des attelles rudimentaires pour maintenir les membres blessés.
Le suc de Phormium tenax est réputé irritant et potentiellement toxique en usage interne ; il ne doit jamais être ingéré sans l'avis d'un professionnel qualifié. Éviter tout usage interne chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez les jeunes enfants, en l'absence de données de sécurité suffisantes. Un test cutané préalable est recommandé avant toute application locale, le suc pouvant provoquer des irritations chez les peaux sensibles. Cette plante étant peu étudiée par la science moderne, ses usages traditionnels ne sauraient remplacer un avis médical.
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PFAF, Wikipedia