Arbuste des savanes africaines, le Psorospermum febrifugum occupe depuis longtemps une place de choix dans les pharmacopées traditionnelles d'Afrique subsaharienne. Son nom même évoque la fièvre, qu'il fut réputé combattre, tandis que son écorce et ses feuilles servaient à de nombreux soins de la peau. Les anciens guérisseurs le considéraient comme un remède polyvalent, transmis de génération en génération au sein des savoirs botaniques locaux.
L'écorce et les feuilles pilées ou réduites en préparation étaient traditionnellement appliquées sur la peau pour apaiser diverses affections cutanées, dont des dermatoses et plaies. Cet usage reste l'un des plus documentés dans les pharmacopées d'Afrique de l'Ouest et centrale.
Son nom vernaculaire fait écho à un usage ancien contre les états fébriles, sous forme de décoction d'écorce ou de racine, dans plusieurs traditions médicinales africaines.
Certaines traditions rapportent l'usage de décoctions de racine ou d'écorce pour soulager des troubles digestifs et comme vermifuge traditionnel.
La sève ou la pulpe de l'écorce fraîche était parfois appliquée localement pour favoriser la cicatrisation de plaies superficielles selon les usages traditionnels.
Usage traditionnel peu documenté par la recherche moderne ; la prudence est de mise et l'avis d'un professionnel de santé est recommandé avant toute utilisation. Certaines espèces du genre Psorospermum contiennent des composés naphtoquinoniques dont la toxicité potentielle n'est pas pleinement établie. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, faute de données de sécurité suffisantes. Éviter tout usage prolongé ou à dose élevée sans encadrement, en particulier en cas d'application sur peau lésée ou de prise par voie interne.
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