Dans les forêts de l'est de l'Amérique du Nord, la racine de serpentaire tenait une place à part dans les cahiers des premiers herboristes et guérisseurs amérindiens, qui la tenaient en haute estime contre les morsures de serpent — d'où son nom. Elle fut ensuite adoptée par la pharmacopée coloniale, avant de tomber peu à peu en désuétude face aux doutes sur sa sécurité d'emploi.
Traditionnellement, la racine pilée ou en cataplasme était appliquée sur les piqûres d'insectes et morsures diverses, usage à l'origine du nom de la plante chez les colons et les peuples autochtones.
Utilisée en très petite quantité comme amer, elle était réputée dans les traditions populaires pour stimuler l'appétit et soutenir une digestion paresseuse.
La décoction de racine figurait autrefois parmi les remèdes populaires employés pour accompagner les états fébriles, notamment dans la pharmacopée du XIXe siècle.
Certaines traditions rapportent un usage ancien lié aux cycles féminins, mais cet emploi est aujourd'hui fortement déconseillé au regard des connaissances actuelles sur la toxicité de la plante.
Contient de l'acide aristolochique, une substance reconnue comme néphrotoxique et cancérigène : la plante est interdite ou fortement restreinte dans de nombreux pays. À proscrire absolument chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant. Ne jamais utiliser en usage interne prolongé ni à dose élevée ; l'usage par voie interne est aujourd'hui déconseillé par principe de précaution. Consulter impérativement un professionnel de santé avant toute utilisation, même en application externe, en raison des risques d'atteinte rénale.
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PFAF, Wikipedia