Dans les prés humides et le long des rivières d'Europe, la reine-des-prés déploie ses ombelles crème et son parfum suave, qui lui valut jadis d'aromatiser hydromels et vins. Les anciens herboristes la surnommaient "herbe aux abeilles" ou "spirée", et lui reconnaissaient une place de choix parmi les plantes des articulations et de la vessie. C'est d'ailleurs de cette plante que fut isolée, au XIXe siècle, la molécule à l'origine de l'aspirine.
La feuille de reine-des-prés était traditionnellement infusée pour accompagner les gênes articulaires et les douleurs passagères, à la manière d'une tisane douce et quotidienne.
Utilisée en tisane, elle était réputée favoriser l'élimination urinaire et accompagner le confort de la vessie dans la tradition populaire européenne.
On l'employait aussi en infusion après les repas, pour son goût agréable et sa réputation de plante douce pour l'estomac.
Dans les campagnes, une tisane de reine-des-prés accompagnait traditionnellement les états fébriles légers et les coups de froid, en boisson chaude et réconfortante.
Déconseillée en cas d'allergie connue à l'aspirine ou aux salicylés, en raison de composés apparentés présents dans la plante. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant, faute de données suffisantes. Prudence en cas de traitement anticoagulant ou anti-inflammatoire, du fait d'interactions possibles ; demander l'avis d'un professionnel de santé. Ne pas dépasser les usages traditionnels ponctuels sans avis d'un professionnel, notamment en cas de troubles rénaux ou hépatiques.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, PubMed, Wikipedia