Originaire des confins de l'Afrique de l'Est, le ricin commun s'est répandu depuis l'Antiquité le long des routes commerciales, jusque dans les jardins d'Égypte où l'on retrouva son huile dans les tombeaux des pharaons. Arbuste généreux à la silhouette majestueuse et aux graines luisantes, il fut de tout temps aussi précieux qu'à manier avec circonspection.
L'huile de ricin fut de longue date employée en Afrique, en Inde et en Europe comme purgatif énergique lors de constipations passagères, usage aujourd'hui strictement encadré.
Appliquée en massage, l'huile de ricin était réputée pour nourrir les cheveux secs et fortifier les cuirs chevelus fragilisés, usage cosmétique très répandu depuis des générations.
En onction locale, l'huile était traditionnellement utilisée pour assouplir les peaux rugueuses, les callosités et certaines lésions cutanées superficielles.
Dans certaines traditions populaires, l'huile de ricin ingérée était censée favoriser le déclenchement du travail chez la femme enceinte à terme, pratique aujourd'hui fortement déconseillée sans avis médical.
Les graines de ricin sont hautement toxiques (présence de ricine) et une seule graine mâchée peut être dangereuse, en particulier chez l'enfant : ne jamais consommer les graines crues ou entières. L'huile de ricin à usage interne doit être extraite et purifiée selon des procédés stricts ; toute utilisation interne doit rester ponctuelle et encadrée par un professionnel de santé. Contre-indiqué chez la femme enceinte (risque de déclenchement du travail) sauf avis médical, et déconseillé chez l'enfant en bas âge. Un usage interne prolongé ou répété peut provoquer des déséquilibres digestifs, des crampes et une dépendance du transit ; ne jamais dépasser un usage occasionnel.
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