La grande camomille pousse volontiers dans les jardins et le long des chemins d'Europe, où elle fut cultivée depuis l'Antiquité pour son parfum amer et ses vertus reconnues par les herboristes de tradition. Son nom, dérivé du latin febrifugia, "qui chasse la fièvre", témoigne de l'usage ancien qu'en firent les femmes et les guérisseurs populaires. Longtemps gardée près des habitations, elle appartient à ce cortège de plantes simples qu'on cultivait autant pour se soigner que pour éloigner les maux de tête tenaces.
La grande camomille est sans doute la plante la plus associée, dans la tradition populaire européenne, à la prévention des migraines récurrentes et des céphalées.
Son nom même rappelle l'usage ancien qu'on en fit pour faire tomber les fièvres et accompagner les états grippaux.
Les femmes des campagnes l'employaient traditionnellement pour apaiser les douleurs et irrégularités liées aux cycles menstruels.
En cataplasme, la plante était parfois appliquée sur les piqûres d'insectes et les irritations cutanées bénignes.
Formellement déconseillée durant la grossesse en raison de son usage traditionnel emménagogue et de risques pour l'utérus. À éviter en cas d'allaitement, chez l'enfant, et chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des Astéracées (marguerites, camomilles, arnica). Peut interagir avec les traitements anticoagulants ou antiplaquettaires : demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage. L'arrêt brutal après un usage prolongé peut s'accompagner d'un syndrome de sevrage (maux de tête, raideurs) ; un avis médical est recommandé pour tout usage régulier.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, PubMed, Wikipedia