Arbuste au feuillage argenté et à l'odeur camphrée puissante, Tarchonanthus camphoratus pousse dans les savanes et broussailles d'Afrique australe et de l'Est. Les peuples de ces régions, notamment les communautés xhosa, zoulou et san, lui ont longtemps prêté des vertus purifiantes, tant pour le corps que pour l'espace de vie. On le surnomme parfois « buisson à camphre » en raison des composés aromatiques puissants qu'il libère lorsqu'on froisse ses feuilles.
Les feuilles séchées étaient traditionnellement brûlées ou infusées en fumigation pour soulager la toux, les rhumes et la congestion nasale, la fumée camphrée étant inhalée pour dégager les voies respiratoires.
Des cataplasmes ou lavages à base de feuilles pilées étaient appliqués localement sur la peau pour apaiser certaines irritations et favoriser la cicatrisation de petites plaies.
La fumée dégagée par les feuilles brûlées était utilisée dans certains rituels traditionnels pour purifier l'air d'une habitation et créer une atmosphère jugée propice au repos et à l'apaisement.
Une décoction légère de feuilles était parfois bue en usage populaire pour soulager les douleurs abdominales et les troubles digestifs mineurs.
Plante riche en composés camphrés dont l'usage interne prolongé ou concentré peut s'avérer irritant, voire toxique ; à réserver à un usage occasionnel et encadré. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants, par manque de données de sécurité et en raison du profil aromatique proche d'autres camphres réputés à risque. L'inhalation de fumigations doit rester modérée et aérée, une exposition trop intense pouvant provoquer maux de tête ou irritation des voies respiratoires. Un avis auprès d'un professionnel de santé ou d'un herboriste qualifié est recommandé avant toute utilisation interne, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF