L'if, arbre sombre des cimetières et des haies taillées, accompagne les paysages européens depuis l'Antiquité, où il était tour à tour associé à la mort et à l'immortalité. Les anciens herboristes le tenaient à distance, connaissant sa réputation de poison redoutable, tout en lui reconnaissant une place symbolique et, plus rarement, quelques usages très circonscrits.
Dans certaines traditions populaires européennes, de très faibles préparations à base de feuilles d'if étaient employées comme vermifuge, usage aujourd'hui totalement abandonné en raison de la toxicité de la plante.
Planté depuis des siècles dans les cimetières, l'if était considéré comme un gardien des lieux de repos et un symbole de passage entre la vie et la mort dans les croyances celtiques et chrétiennes.
Certains textes anciens mentionnent un usage vétérinaire très limité de décoctions diluées, pratique aujourd'hui abandonnée du fait des risques d'empoisonnement, y compris chez les animaux.
Les taxanes présents dans l'if ont, à l'époque moderne, retenu l'attention de la recherche pharmaceutique, bien que cet usage relève de la chimie médicale et non de l'herboristerie traditionnelle.
Toutes les parties de l'if, à l'exception de l'enveloppe rouge de la baie (l'arille), sont hautement toxiques et peuvent être mortelles, y compris à faible dose. Aucun usage domestique ou auto-préparation n'est recommandé : l'ingestion de feuilles, graines ou écorce peut provoquer des troubles cardiaques graves, voire le décès. Cette plante est strictement déconseillée en présence d'enfants et d'animaux, les cas d'intoxication accidentelle étant bien documentés. La consultation d'un professionnel de santé ou d'un centre antipoison est indispensable en cas d'ingestion, même minime, de toute partie de l'arbre.
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PFAF, Wikipedia