Dans les sous-bois humides d'Europe, l'ail des ours annonçait le printemps de son parfum puissant, bien avant que ses feuilles ne tapissent le sol des forêts. Les anciens l'appelaient "ail sauvage" ou "ail des bois", et le cueillaient dès les premiers beaux jours pour purifier le sang après l'hiver. Cousin discret de l'ail cultivé, il occupe depuis des siècles une place à part dans les traditions populaires européennes, entre cuisine et remède.
Traditionnellement, l'ail des ours était consommé au printemps pour fluidifier le sang et soutenir la circulation, à l'image de l'ail cultivé dont il partage certains composés soufrés.
Les feuilles fraîches étaient utilisées pour stimuler la digestion et accompagner les cures dépuratives traditionnelles de sortie d'hiver.
Dans les usages populaires, l'ail des ours était associé à un entretien général du système cardiovasculaire, en lien avec ses composés soufrés proches de ceux de l'ail commun.
Consommé cru ou en préparations, il accompagnait traditionnellement les petits refroidissements saisonniers, à la manière de l'ail et de l'oignon.
Ne jamais cueillir soi-même sans une identification certaine : les feuilles d'ail des ours ressemblent fortement à celles du muguet, du colchique ou de l'arum, toutes trois toxiques, voire mortelles. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants, faute de données suffisantes sur un usage traditionnel encadré. Peut interagir avec des traitements anticoagulants ou antiplaquettaires en raison de ses composés soufrés ; demander l'avis d'un professionnel de santé en cas de traitement en cours. Une consommation excessive peut provoquer des troubles digestifs ; il convient de rester sur des quantités culinaires ou traditionnellement rapportées.
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PFAF, Wikipedia