Dans les montagnes de la péninsule coréenne, l'angélique pourpre — appelée localement "dang-gui" — occupe depuis des siècles une place de choix dans la pharmacopée traditionnelle. Sa racine noueuse et odorante, teintée de rouge sombre, était réservée aux femmes et aux corps affaiblis par le travail des champs ou l'hiver rigoureux. Les anciens herboristes coréens la considéraient comme une plante qui "réchauffe le sang".
La racine séchée était traditionnellement utilisée en décoction pour apaiser les raideurs et douleurs articulaires, notamment chez les personnes âgées ou après un effort physique intense.
En médecine traditionnelle coréenne, cette angélique figure parmi les plantes dites 'féminines', employées pour accompagner les inconforts liés aux règles et la circulation du sang.
On l'associait à d'autres racines toniques pour aider le corps à se remettre après une convalescence ou une période d'épuisement.
Les herboristes traditionnels lui attribuaient la faculté de favoriser une bonne circulation, en particulier dans les extrémités froides.
Déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son action traditionnellement associée au cycle féminin. Peut interagir avec les traitements anticoagulants ou antiplaquettaires ; demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage. Photosensibilisante : éviter l'exposition prolongée au soleil après application ou consommation importante. Usage non recommandé chez l'enfant et en cas de traitement hormonal en cours.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia