L'Antiaris, arbre imposant des forêts tropicales d'Asie, est resté longtemps entouré d'un respect mêlé de crainte : sa sève était autrefois employée par certains peuples pour empoisonner les pointes de flèches. Cette réputation redoutable a longtemps éclipsé les usages plus mesurés que l'on faisait, à dose infime, de son écorce dans certaines pharmacopées traditionnelles locales.
L'écorce, réduite en préparation, était traditionnellement appliquée en usage externe pour soulager certaines douleurs localisées, dans les savoirs populaires de quelques régions d'Asie du Sud-Est.
Des préparations à base d'écorce étaient utilisées en cataplasme sur la peau, selon des usages locaux anciens, sans que leur efficacité ait été établie.
Au-delà du soin, l'arbre occupait une place symbolique forte dans certaines communautés, associée à des pratiques rituelles et à la fabrication de tissus d'écorce battue (tapa).
La sève et certains tissus de l'Antiaris contiennent des substances toxiques puissantes (cardénolides) historiquement utilisées comme poison de flèche ; toute ingestion est fortement déconseillée. L'usage interne est à proscrire en l'absence d'encadrement par un professionnel de santé qualifié et connaissant la plante. À tenir strictement hors de portée des enfants et à ne jamais utiliser chez la femme enceinte ou allaitante. En cas de contact avec la sève, éviter tout contact avec les yeux, les muqueuses ou une plaie ouverte, et consulter un médecin en cas de doute.
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