La barbarée, que nos anciens nommaient aussi herbe de sainte Barbe, égayait les talus et les jardins potagers dès la fin de l'hiver. Cousine des choux et des cressons, elle fut longtemps cueillie comme l'une des premières verdures fraîches de la saison, à la fois nourriture et remède populaire.
Les jeunes feuilles, à la saveur piquante proche du cresson, étaient traditionnellement consommées crues pour éveiller l'appétit et soutenir la digestion au sortir de l'hiver.
Riche en principes amers et considérée comme fortifiante, la barbarée figurait parmi les premières salades sauvages censées revigorer l'organisme après la saison froide, à l'image d'autres crucifères sauvages.
Dans certaines traditions rurales, les feuilles froissées étaient appliquées en cataplasme sur de petites irritations cutanées, selon un usage local peu formalisé.
Comme nombre de crucifères sauvages, elle entrait dans les cures de printemps censées 'purifier le sang', consommée en petites quantités sous forme de jeune pousse.
Ne consommer que de jeunes feuilles, en petite quantité : les feuilles âgées deviennent très amères et peuvent irriter le système digestif. Éviter tout usage prolongé ou en grande quantité, comme pour la plupart des crucifères sauvages riches en composés soufrés. Éviter chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes, ainsi que chez le jeune enfant. Bien identifier la plante avant récolte, car elle peut être confondue avec d'autres crucifères sauvages ; en cas de doute, s'abstenir.
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