Originaire des montagnes d'Afrique australe, notamment du Drakensberg, le Begonia sutherlandii orne depuis longtemps les jardins et rocailles pour son feuillage délicat et ses fleurs orangées. Si sa réputation est avant tout ornementale, certaines espèces de bégonias ont trouvé, dans les traditions populaires locales, des usages modestes liés à la fraîcheur acidulée de leurs tissus. Ces emplois demeurent toutefois peu documentés et doivent être considérés avec la prudence propre aux savoirs oraux transmis de génération en génération.
La sève et les tiges charnues, riches en acide oxalique, auraient été appliquées localement par certaines communautés pour leur sensation rafraîchissante sur de petites irritations cutanées.
Comme d'autres bégonias comestibles, les tiges et fleurs à la saveur acidulée auraient parfois été mâchées ou ajoutées avec parcimonie à des préparations pour stimuler la salivation.
Bien avant tout usage interne, le Begonia sutherlandii fut surtout cultivé pour sa beauté, orné dans les jardins de montagne et parfois associé à des rituels de bienvenue dans certaines cultures d'Afrique australe.
Dans certaines régions, les jeunes pousses auraient été consommées cuites, à la manière d'une oseille sauvage, pour leur goût acide rafraîchissant.
Les bégonias contiennent de l'acide oxalique en quantité variable ; une consommation excessive est déconseillée, en particulier pour les personnes souffrant de calculs rénaux ou de goutte. L'usage interne n'est pas recommandé chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes. Ne pas utiliser chez l'enfant sans avis d'un professionnel de santé. En cas de doute sur l'identification de l'espèce, s'abstenir de toute consommation, certains bégonias ornementaux n'étant pas destinés à un usage alimentaire.
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