Connue des peuples autochtones du nord-est de l'Amérique du Nord sous le nom de « carcajou » ou « toothwort » chez les colons anglophones, la Cardamine diphylla pousse discrètement au sol des forêts humides. Sa racine, au goût piquant rappelant le raifort ou le cresson, était autant appréciée comme condiment que comme remède de saison.
La racine fraîche, râpée et mêlée aux aliments, était traditionnellement utilisée pour aiguiser l'appétit et faciliter la digestion, à la manière du raifort.
Certaines communautés autochtones consommaient la racine piquante pour dégager les voies respiratoires lors des refroidissements saisonniers.
La plante entière, réduite en cataplasme, était parfois appliquée sur les petites irritations cutanées selon les usages traditionnels locaux.
Consommée crue ou légèrement cuite, la racine servait de condiment tonique dans l'alimentation printanière des Premiers Peuples.
Consommer la racine avec modération : son goût piquant, proche de la moutarde, peut irriter les muqueuses sensibles en grande quantité. Éviter en cas d'estomac fragile ou de troubles digestifs inflammatoires, la plante appartenant à la famille des brassicacées, connues pour leurs composés soufrés irritants. L'usage traditionnel étant peu documenté par la recherche moderne, il est recommandé de demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage régulier ou prolongé. Récolter avec discernement : cette plante des sous-bois peut être localement rare et mérite une cueillette respectueuse et limitée.
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PFAF, Wikipedia