La petite centaurée, humble plante des prairies sèches et des lisières européennes, fut de longue date rangée parmi les grandes amères des herboristes. Son nom même rappelle Chiron le Centaure, guérisseur mythique, tant sa réputation tonique traversa les siècles. Les anciens cahiers d'apothicaire la citaient volontiers en compagnie de la gentiane, pour ouvrir l'appétit et soutenir la digestion.
La tradition herboriste attribue à l'amertume de la petite centaurée la faculté de stimuler les sécrétions digestives et d'ouvrir l'appétit, à la manière des grandes plantes amères européennes.
Prise en tisane après le repas, elle était traditionnellement employée pour accompagner une digestion lente et une sensation de lourdeur.
Dans les campagnes, la centaurée figurait parmi les plantes amères utilisées en cas de fièvres légères et de convalescence, en usage interne dilué.
Utilisée en cure courte, elle était réputée redonner du tonus à l'organisme fatigué, dans la lignée des toniques amers traditionnels.
Déconseillée en cas d'ulcère gastrique ou duodénal actif, en raison de sa forte amertume stimulant les sécrétions gastriques. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes sur son innocuité. Ne pas prolonger la cure au-delà de quelques semaines sans avis d'un professionnel de santé. En cas de traitement médicamenteux en cours, demander conseil à un pharmacien ou un médecin avant tout usage régulier.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, PubMed